Je suis née en Ile de France mais la carrière professionnelle de mes parents, puis la mienne (je suis diplomée de Dauphine) et maintenant celle de mon mari m'ont toujours donné l'occasion de ne pas rester très longtemps au même endroit. Ces fréquents déménagements aiguisent la curiosité et stimulent les initiatives. C'est à Orléans en 2000, en pleine pause-bébé, que j'ai organisé sérieusement mon étude du dessin et de la peinture et en 2003 j'ai commençé à exposer mes aquarelles florales parallèlement à mes premières expérimentations à l'acrylique.
Dans mon enfance, j'ai fréquenté les rivages méditérranéens et la civilisation romaine m'a fortement impressionnée. Je pense qu'aujourd'hui l'Antiquité m'influence, d'une façon ou d'une autre, dans le choix des sujets, la construction des textures ou les couleurs utilisées.
Mes oeuvres sont toujours marquées par le temps, que ce soit physiquement, par l'usage de superpositions, de grattages, de patines, ou bien dans l'évocation du sujet, qui, tel un souvenir ancien, se livre de façon fragmentaire. Fragments de dessin que l'oeil doit reconstituer ou fragments de couleurs que le cerveau doit interpréter.
J'utilise comme supports des panneaux de medium ou des toiles préalablement texturés au moyen de différents enduits et collages. Je travaille à l'acrylique et j'attache beaucoup d'importance à la qualité de la surface des tableaux, que je veux riche et travaillée, même avec une palette volontairement réduite. Ils doivent être aussi intéressants à toucher (avec les doigts propres !) qu'à regarder.